mercredi 6 janvier 2010

Souvenirs souvenirs

Facebook c’est bien, c’est génial même, mais parfois on a du mal à trouver ou retrouver les gens que l’on connaissait. Déjà partant d’une photo de classe par exemple on peut chercher, si on se souvient des noms des autres enfants. Mais j’ai trouvé une des limitations de Facebook qui est assez pénible, en effet les femmes qui se sont mariées et qui ont changées de nom ne sont plus trouvables. En effet à part si elles ont ajoutées ce nom à leur profil, impossible de les trouver. Donc si on ne connait pas leur nom marital on se retrouve assez limité.

Alors comme c’est difficile je me suis demandé si on ne pouvait pas faire une sorte de publicité, pour faire venir pourquoi pas des anciens qui rechercheraient des trucs de leur enfance. Bon ça vaut ce que ça vaut mais je vais mettre dans ce billet quelques liens vers des groupes qui pourront peut être permettre à certains de retrouver leurs amis d’enfance pourquoi pas.

Pour commencer on va faire dans l’ordre chronologique et en premier lieu l’école Gustave Rivet de Domène, ce groupe contient des photos d’école, et à défaut d’avoir retrouvé les élèves dans les profils de Facebook, de nombreux enfants ont été identifiés.
Si vous aussi étiez à l’école Gustave Rivet, alors venez vous joindre à ce groupe et partager vos souvenirs.
Ecole Gustave Rivet Domène

Ensuite on continue sur le collège de Domène où les deux écoles de Jean Jacques Rousseau et de Gustave Rivet se retrouvaient, ainsi que les communes avoisinantes.
Collège La Moulinière de Domène

Toujours pour continuer sur les lieux d’apprentissage, il y a ensuite le lycée, avec le lycée Pablo Neruda qui était celui dans lequel toute la vallée se retrouvait à l’époque.
Ancien du lycée Pablo Néruda

On peut ajouter à cela pour ceux qui fréquentent les forums par exemple, un groupe pour tous ceux qui ont connus les forums de Rhône Alpes Hardware. La grande époque celle qui était la période faste des forums, avant qu’ils ne deviennent France Hardware et qu’ils ne se transforment en ce qu’ils sont devenus maintenant.
L’époque qui a vu l’émergence de plusieurs mythes régionaux si je puis dire ;)
Rhone Alpes Hardware

Bon et encore tout ceci concerne mon propre parcours et je pourrais vous ajouter encore nombre de groupes qui pourraient rameuter du monde mais si déjà ces quelques liens ramènent un ou deux nouveaux inscrits ce serait vraiment excellent.

 

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lundi 4 janvier 2010

Premier coup de gueule de l'année

Il en fallait bien un remarquez ça aura tenu quatre jours si on excepte ce que j'ai pu dire à propos des vœux de bonne année.
Mais je dois dire que j’ai de plus en plus de mal avec ces messages bien niaiseux et remplie de guimauve bien sirupeuse… Vous savez ces messages qui sont du spam et qui vous font un gros coup de morale à deux balles ou vous font culpabiliser.

Mais si vous savez les histoires à la mord moi avec le petit enfant qui vous apprend la vie par sa réaction spontanée ou celle dans laquelle le fantôme de je ne sais qui vient vous raconter une histoire qui vous fera voir la vie différemment… J’en ai marre, marre et remarre de ces histoires à la con et ce pour plusieurs raisons.

La première et non des moindres c’est qu’elles sont toutes bidons ou presque, il suffit d’un peu de temps, d’une plume pas trop pourrie et d’une idée et vous voilà en face d’une histoire qui pourrait être vraie, qui sent le vrai, qui a tous les accents du vrai mais qui n’est qu’un tissu de mensonge fait pour vous toucher sur la corde sensible, fait pour vous émouvoir, pour vous donner envie de devenir un apôtre de je ne sais quelle cause plus ou moins de bon sens que tout le monde reconnaitra être une cause prioritaire.
Le pire n’est pas peut être encore que des gens écrivent des histoires bidons et tristes ou touchantes ou mielleuses, non le problème c’est que ces histoires sont toujours proposées comme des chaines, qu’il faut partager au plus grand nombre comme pour répandre la bonne parole, pour rendre les gens moins bêtes… Enfin c’est ce qu’on veut nous faire croire bien sur car encore une fois on ne peut qu’être d’accord avec la morale de ces histoires.

Bon pour bien vous faire comprendre le truc je vais tenter un exercice difficile, je vais tenter de vous écrire une de ces histoires bidons même si pour le coup vous êtes prévenus à l’avance mais étant donné que ça devrait aussi être le cas pour les histoires dont je vous parle cela ne devrait donc pas changer votre regard.

 

Alors que je me promenais sur les bords de l’Isère j’aperçus cet homme assis qui jetais des cailloux dans l’eau, son regard semblait être lointain. Je ne m’arrête jamais mais le regard de cet homme m’a interpellé, prenant le temps de m’approcher de lui lentement j’essayais d’engager la conversation.

- Bonjour, excusez moi, je peux m’assoir?

L’homme tourna un regard vide vers moi, j’avais l’impression de regarder un puits de noirceur, rien ne semblait illuminer ses pupilles au point où je me suis demandé si cet homme n’était pas un patient qui se serait échappé d’une maison de soin.
Malgré tout je m’asseyais à côté de lui, prenant un caillou je refaisais le geste qu’il était en train de faire quand je l’ai vu.
Replongeant son regard dans l’eau il reprit son geste presque machinalement et me répondit.

- Vous savez on se trompe.

Ne sachant quoi répondre je le regardais interloqué, il me regarda à nouveau et son regard semblait vivant à ce moment là.

- Oui dans notre vie, notre société, on se trompe. On se trompe de priorité, on se trompe de tout. On court après du vent, et on passe à côté de l’essentiel, des choses vraiment importantes. Vous voyez on nous apprend très tôt à fuir et courir après ce que l’on appelle réussite. On nous apprend à être le meilleur, à ramener des bonnes notes, à passer des diplômes, à apprendre un métier, on nous apprend qu’il faut construire un foyer, fonder une famille, avoir des enfants et qu’il faut gagner sa vie suffisamment pour élever ses enfants, pour qu’à leur tour ils prennent le relais et reproduisent le même cheminement.

Cet homme semblait ne plus s’arrêter, j’avais repris le jet de cailloux et l’écoutais avec attention, sa voix semblait très lasse, alors qu’il semblait prendre le temps d’une pause, je regardais dans sa direction et j’avais l’impression que son regard s’était voilé, comme brillant un peu trop.

- Et puis pour le travail on commence à avoir des responsabilités, on gagne de l’argent, de plus en plus d’argent, les enfants sont contents ils portent des vêtements de marque, madame est heureuse dans une maison magnifique, entretenue pour elle, et puis on est fier d’être celui qui rend les gens heureux, mais on devient absent, petit à petit on se laisse absorber, pour un bonus supplémentaire, pour une prime, pour une promotion, lentement mais surement on se fait empiéter. Ho pas comme il y a des années en arrière, de nos jours c’est plus insidieux, un mail par ci, un appel avec un client par là, un sms rapide alors qu’on rentre chez soi pour profiter de ses enfants. On ne reste plus au bureau jusqu’à point d’heure, non mais on se laisse entrainer dans un cercle vicieux on ne peut plus s’en échapper…
Vous savez un jour j’ai eu un accident, un terrible accident, je répondais à ma secrétaire par sms, je ne regardais pas la route, vous savez c’était ici, ici même, il y a de cela trois ans, trois ans et pourtant je reviens ici tous les ans, je m’assois sur le bord de la rive et je regarde l’eau, espérant presque que tout ceci ne soit qu’un cauchemar, qu’un affreux cauchemar. Cette jeune femme avait pris ses deux enfants pour les emmener manger au MacDo, après tout c’est compréhensible leur père rentrait tard ce soir là, c’est ce que j’ai su plus tard. Et alors que je répondais j’ai fait un écart avec ma voiture, et cette jeune femme au lieu de laisser sa voiture percuter la mienne a mis un coup de volant, elle a quitté la route, et s’est enfoncée dans l’Isère comme une pierre… La voiture était fermée de l’intérieur, les femmes ont souvent peur et s’enferment et malheureusement le système s’est coincé, l’eau est entrée par les aérations, lentement, insidieusement, je n’ai pas vu la voiture je n’ai compris que lorsque j’ai vu les phares s’enfoncer dans l’eau. J’ai appelé les secours, mais ils étaient morts, tous les trois, morts pour que je réponde à un sms pour un rendez vous prévu le lendemain. Mort pour que je gagne de l’argent avec un client. Mort par mon inconscience, mort par ma lâcheté parce que je me suis laissé entrainer dans l’engrenage. Vous savez on comprend alors, on comprend qu’on ferait mieux d’être auprès des siens, qu’on ferait mieux de ne pas courir après du vent, la vie peut s’arrêter si vite… Les moments qu’on ne passe pas avec ceux qu’on aime sont des moments qui sont perdus à tout jamais. Et franchement je ne crois pas que l’on me l’avait appris avant cet accident. Maintenant excusez moi, mais je voudrais me recueillir pour ces pauvres âmes tout seul si vous le permettez.

Je n’ai pas osé refuser, je me suis levé, le cœur serré, voir à quel point la culpabilité pouvait ronger cet homme m’a touché au plus profond, mais j’imaginais un mal pour un bien, cet homme qui devait avoir maintenant du temps à consacrer à ceux qu’il aimait.

Ce n’est que le lendemain en lisant le journal que je me suis souvenu de tous les mots de cet homme, lorsque j’ai lu dans les faits divers qu’un homme s’était suicidé en se jetant dans l’Isère, un homme qui n’avait jamais pu se remettre d’un accident qui avait eu lieu trois ans auparavant et dans lequel après avoir fait un écart sur la route il avait projeté dans l’eau une voiture dans laquelle une femme et ses deux enfants se trouvaient. Sa femme et ses deux enfants. Sa propre famille.
J’ai quitté mon travail, j’ai trouvé une place où une fois ma journée terminée je rentre chez moi et je profite de ma famille. Et je ne serais jamais plus cet homme qui courrait après ce qui a finalement mis un terme aux choses qu’il avait de plus précieuses.

 

Bon et bien moi ces histoires à la con ça me gonfle! Voilà c’est dis.

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dimanche 3 janvier 2010

La fin de vie

J'avais ouvert un débat sur la fin de vie sur le forum il y a plusieurs mois, sujet épineux et souvent émotionnellement chargé qui n'avait pas suscité beaucoup de réactions.
Ayant eu l'occasion tout récemment d'être confronté à la fin de vie de ma mère je dois dire que je vois les choses de manière encore plus tranchée ou nette que je ne les voyais et je voudrais y revenir un peu.

Peut être est ce l'occasion aussi d'ouvrir une porte sur le forum pour ceux qui ne le connaisse pas et qui voudraient ainsi y faire un tour et pourquoi pas participer à sa vie.
Souvent on s’imagine la fin de vie comme on peut nous la représenter, soit par l’aspect purement émotionnel des reportages présentant des cas toujours très difficiles et chaque fois poignants, soit en imaginant une fin de vie plus douce et presque indolore. Ceux qui ont eu à se poser la question ont pour leur part un avis souvent plus nuancé.

Il faut dire que la médecine n’est pas infaillible, et que de nos jours les médecins ne veulent plus et ne peuvent plus se prononcer comme parfois ils pouvaient le faire.
Même si le diagnostic du malade fait qu’on le sait condamné, la médecine est faite de manière à tenter l’impossible pour qu’il vive le plus longtemps, et ce quel que soit son état et sa décrépitude.
Il est affreusement dur lorsque ce patient est conscient de ce qui arrive et qu’il souffre de son état pour la famille de devoir l’accompagner en sachant que tout ce qu’on fait n’a pour seul but que de faire perdurer une vie qui se désagrège de plus en plus pour en arriver à une mascarade, un semblant de vie, durant laquelle le patient se voit perdre petit à petit toute dignité, perdant toute retenue sous l’effet de la maladie ou des médicaments.

Et lorsque le patient réclame et demande que les choses se terminent il est là encore terrible de ne pouvoir répondre à sa demande. Oui des miracles médicaux doivent arriver, oui surement qu’il faut garder l’espoir jusqu’au bout parce que ça fait parti de la vie. Mais lorsque le patient perd tout ce qui faisait de lui la personne qu’il était, lorsqu’il en arrive à ne plus être qu’une ombre, qu’il ne peut plus rien faire d’autre que souffrir, faut il s’acharner ou faut il l’accompagner vers la fin?

Heureusement la médecine actuelle semble répondre plutôt positivement à l’accompagnement en fin de vie lorsque la fin est réellement très proche, mais là encore comment en juger? Comment être sur que c’est la fin, que c’est le bon moment. A quel moment faut il cesser de tenter de soigner pour accompagner. Il y a je crois encore des progrès à faire, ne serait ce que pour garder leur dignité aux patients qui perdent peu à peu tout ce qui faisait d’eux ce qu’ils étaient avant la maladie. Mais l’accompagnement en fin de vie a beaucoup changé depuis des années, et je crois dans le bon sens.

Pour autant je pense que l’on ne répond pas assez à l’aspect psychologique des choses, et aux inquiétudes tout à fait normales que les patients peuvent avoir lorsque leur état de santé et leur corps petit à petit cesse de répondre à leur volonté.

Quels sont vos propres expériences de la fin de vie, que voudriez vous pour vous même si demain vous deviez être confronté à une maladie incurable et dégénérescente, pensez vous que la médecine devrait éviter d’entretenir l’espoir lorsqu’il n’y a plus rien à espérer?

 

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samedi 2 janvier 2010

Retour vers le passé

Certaines périodes de la vie nous font nous poser des questions, on se retrouve comme seul face à un vide, qu’on ne sait comment combler. On se souvient, on revit des moments du passé, on tente de garder entre ses doigts les souvenirs qui s’étiolent et qui s’envolent aussi prestement qu’un papillon quittant sa chrysalide au printemps. On voudrait pouvoir se souvenir de tout, et au milieu de tout ça on se rappelle, on se souvient de choses plus anciennes, on se raccroche à ces bribes de souvenirs qu’on croyait avoir oublié à tout jamais.

Alors que lentement je commence à trouver le courage de ne plus me souvenir que des bonnes choses, alors que je fait en sorte d’oublier les moments les plus tristes, les plus douloureux, je me retrouve pris dans un voyage vers le passé, mais ce n’est pas désagréable finalement, au contraire, je repense à tous ces gens que j’ai croisé, que j’ai côtoyé, que j’ai perdu de vue aussi. Dans une vie on en croise du monde. Que ce soit nos professeurs, nos maitres, que ce soit nos camarades de classe, ou bien les gens que nous avions l’habitude de croiser dans nos activités.

Et ce retour en arrière me fait du bien, je les avais laissé sur le bord de la route, continuant mon chemin sans jamais trop me demander ce qu’ils étaient devenus, d’ailleurs je m’étais bien convaincu qu’eux aussi ne se souciaient surement pas de ce que j’étais devenu. Je dois dire que c’est surement le cas d’une grande majorité, nous avons tous une vie, nous avons tous vécus des choses, certains se sont éloignés, partis à l’autre bout du monde ou juste à quelques centaines de kilomètres. Certains ont fait des choses extraordinaires, d’autres des choses plus ordinaires.

Et voilà que repensant à tous ceux qu’on a parfois oublié on se demande comment les retrouver, ho surement pas pour aller s’imposer dans leur vie ou leur forcer la recréation de liens depuis bien longtemps disparus. Mais juste découvrir ce qu’ils sont devenus, ce que la vie a fait d’eux, ce qu’ils ont fait de la vie. Je me demande comment les choses se passaient dans le passé, peut être les gens gardaient ils plus le contact, s’écrivant des lettres, les correspondances n’étaient pas rare et dans les papiers parfois de nos disparus on retrouve des lettres, des cartes postales, ou simplement des écrits qui nous permettent de voir comment ils faisaient.
De nos jours la technologie vient à notre aide, et qu’elle aide! Avec des sites de réseaux sociaux dans lesquels je ne croyais guère il y a encore quelques semaines on se rend compte que l’on peut retrouver des gens qu’on avait parfois oublié.

Pas de miracle bien sur il faut pour que cela fonctionne que les personnes soient inscrites et partagent elles aussi une photo ou simplement des informations suffisamment détaillées pour que l’on soit sur de leur identité. Mais dans ce cas on peut retrouver des gens qu’on avait perdu de vu parfois plus de 20 ans auparavant… Je crois que parfois pour comprendre ce qu’on est devenu, pour se rappeler qu’on est ainsi par la force d’autres personnes, par ces rencontres oubliées qui ont eu sur nous une telle influence que nous en avons été changé à tout jamais.

J’avoue je traine sur facebook ces temps ci, parce que j’y retrouve mon histoire, mon passé, mes souvenirs enfouis, ressortis pour une triste occasion ne doivent pas repartir dans les limbes de mon esprit, j’ai envie au contraire de les faire vivre, briller, comme autant de braises encore rougeoyantes qui pourraient m’apporter une flamme. Ce site est une mine incroyable, quel dommage que parfois la recherche ne permettent pas trop de détails, pour retrouver certaines personnes cela peut s’avérer quelques fois difficile et puis beaucoup de gens se méfiant de la technologie ou ne voulant simplement pas laisser des morceaux d’eux sur la toile ne sont pas trouvables. Mais pour les autres on retrouve untel qui a tel ou tel autre de nos anciennes connaissance en contact, que l’on peut tenter de joindre et ainsi de suite, l’impression d’avoir pris un bout de laine et de tirer sur la pelote pour en extraire tout ce qu’on peut.

Il ne faut pas exclure l’intérêt thérapeutique de l’affaire, ces souvenirs permettent de se gaver de choses positives, de bons moments, permettant d’oublier les mauvais, et de les laisser dans un coin sombre de sa mémoire. Ce retour vers le passé me fait du bien, et je prends un plaisir sans limite à le renouveler chaque fois que je retrouve un nom, que je me souviens d’un visage, que certaines personnes s’inscrivent. Et si pour avancer dans la vie il ne fallait pas renier son passé mais au contraire le garder vivant pour qu’il nous aide à vivre plus intensément.

 

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Bonne année 2010

Oui je recommence le billet classique qui tombe tous les ans à presque la bonne date.
Histoire d’en rajouter une couche, de souhaiter que votre année soit belle, remplie de bonnes surprises et de joie.
Chaque année c’est la même, chaque fois on se souhaite tout le bonheur du monde plus pour se rassurer soi même que parce qu’on veut vraiment que les autres soient heureux.

Et puis franchement, on sait bien que l’année sera forcément pourrie pour une bonne partie des gens qu’on fréquente, je ne connais pas de statistiques sur le sujet mais on peut imaginer qu’au moins un de nos proches (amis ou famille ou collègue) sera touché par la maladie, qu’un autre sera touché par des problèmes financiers, qu’un autre encore sera touché par une peine de cœur. Pour ceux là croyez vous sincèrement que l’année sera bonne?
Bien sur que non elle sera pourrie, enfin plus tard peut être dans son souvenir si ce qui va lui arriver n’est pas trop douloureux s’en rappellera t’il avec un sourire en se disant que ce n’était finalement pas si terrible que ça.

Comment croire que l’année sera belle et riche pour tous les gens qu’on côtoie? Pourquoi vouloir que tout le monde soit heureux alors que nous ne le sommes souvent pas nous même? Tiens cette année je vais faire mon égoïste, je vais me souhaiter une très bonne et merveilleuse année. Après tout plutôt que de vous le souhaiter en attendant impatiemment qu’un de vous me renvoie mes vœux pour que j’en profite autant aller directement à l’essentiel non?

Et pourtant comme chaque année je vais me plier aux traditions, aux habituels échanges rituels, codés, durant lesquels on se dit qu’on espère tout le bonheur de la terre à telle ou telle personne, qu’on désire qu’ils soient heureux, riches, en bonne santé, parce que la santé c’est ce qui est le plus important.
Je suis sur que je pourrais presque reprendre mes vœux des années précédentes et y trouver autant d’acidité.
Que voulez vous? Depuis que j’écris ce genre de billet, je dois dire que j’ai traversé diverses périodes, des périodes riches, des moins riches, des belles, des tristes, des franchement moches, on évolue, le temps nous fait changer, on regarde la vie différemment c’est certain.

Pourtant je ne voudrais pas gâcher la fête de ceux qui croient encore que l’on peut avoir une incidence sur ce qui va nous arriver, ceux qui pensent que tout ou presque est de notre fait, que ce soit karmique ou simplement par la force de l’esprit ou de la conviction. A ceux là je souhaite aussi une bonne année, j’espère vraiment qu’ils ne seront pas déçus, qu’ils n’auront pas à reprendre pied sur terre violemment par un événement qui leur fera saisir à quel point nous sommes sujets à ce qui peut nous arriver sans qu’on ne puisse réellement contrôler quoi que ce soit.

Bon finissons sur une note un peu plus gaie quand même, pour tous et toutes, vos familles, vos amis, je souhaite le meilleur, espérant que 2010 les épargnera des douleurs, des difficultés pour ne leur apporter que des choses positives, que des moments qui seront pour eux source de joie et de plaisir.
Pour ma part je sais que l’année aura une saveur particulière, qu’il me faudra apprendre à regarder les choses autrement, mais c’est aussi ça grandir.

 

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mardi 15 décembre 2009

Hommage à ma mère

Si nous sommes aujourd'hui tous ici réunis
C'est pour te rendre hommage une dernière fois
Toi qui fus pour beaucoup une fidèle amie
Je voudrais rappeler ce qu'ici on te doit
Tu as toute ta vie su donner de ton temps
Pour aider les personnes qui en avaient besoin
Et même si parfois ce fut au détriment
De ton propre bien être ou de celui des tiens
Tu as laissée dans la vie de beaucoup de ces gens
Une empreinte si forte que des années après
Ton souvenir était pour beaucoup bien vivant
Et je crois qu'aujourd'hui on peut le constater

Tu croyais en l'humain et tu pensais surtout
Que les hommes sont bons et que faire le bien
Etait chose naturelle et qu'il fallait que nous
Aussi suivions comme toi ce vertueux chemin
Donnant notre confiance sans attendre en retour
Mais la vie m'a appris que ce que tu croyais
Malheureusement pour toi jusqu'à ton dernier jour
T'auras plus d'une fois profondément blessé
Et pourtant tu as su toujours garder en toi
Ce regard innocent ne voyant pas le mal
Même quand à tes côtés il se trouvait parfois
Et te faisait souffrir de façon déloyale

Jusqu'à ton dernier souffle tu nous as protégés
Tentant de nous cacher ce que tu pouvais vivre
Chaque seconde c'est aux autres que tu pensais
Même quand de la souffrance ton esprit était ivre
Tu croyais en l'après et je suis bien certain
Que là où tu te trouves tu nous regarde ici
Souriant un peu triste nous frôlant de tes mains
Pour tenter d'insuffler le souffle de la vie
Regrettant qu'aujourd'hui tu ne puisses empêcher
Les larmes de couler dans les yeux qui te pleurent
Tentant de nous donner le courage d'affronter
L'avenir loin de toi le mettant dans nos cœurs

Tu voudrais j'en suis sur qu'on se souvienne de toi
Comme une femme énergique toujours un peu coquette
Qui a toujours gardé dans tes valeurs la foi
Ton regard pétillant derrière tes lunettes
Tu nous dirais je crois que la vie a encore
Beaucoup à nous donner et qu'il faut maintenant
Que nous fassions pour toi le plus cruel effort
Surmonter cette épreuve et nous sentir vivant
Je te fais une promesse c'est que je transmettrais
Toutes les valeurs si belles que tu m'auras appris
Espérant mes enfants tout emplis de fierté
Comme nous le sommes de toi très chère maman chérie

 

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vendredi 4 décembre 2009

La culpabilité

La tête dans les mains il ne sait que faire
Il ne croyait pas être pris de remords
Il pensait pouvoir très bien se défaire
De ses sentiments et il avait tort

Sur ses joues les larmes se mettent à couler
Ce jour est maudit et lui tout autant
Ca ne sert à rien maintenant de pleurer
Ce qu'il vient de faire sera son tourment

Il devra survivre avec sur son âme
Lui le responsable de cet acte odieux
Culpabilité et remords infâme
Il n'aurait pas du se prendre pour l'un d'eux

On lui avait dis, tu n'as pour entrer
Qu'un simple exercice qu'il faut accomplir
Et les écoutant quand il lui disait
Il avait même pris beaucoup de plaisir

Se sentant enfin rentrer dans les rangs
Il avait saisi ce qui gisait là
Dans cette ruelle au milieu du sang
Le flingue qui servi à tuer ce gars

Il entend au loin le bruit des sirènes
Les flics seront là avant qu'il se lève
Il reste prostré ressassant sa peine
Son cœur se tarit, il faudrait qu'il crève

Mais il le sait bien, il ne mourra pas
Et il va devoir payer pour son crime
Tout ça pour rentrer dans une bande de rats
Qui font les caïds tout ça pour la frime

Lui s'est laissé prendre, quel pauvre naïf
Il ne pensait pas qu'ils se serviraient
De sa forte envie, de son désir vif
De pouvoir près d'eux, dans le cercle entrer

Son regard se lève sur le corps sans vie
Un silence de mort règne dans la ruelle
Sa main vient saisir la crosse rougie
Il fait une prière un serment qu'il scelle

Il va leur apprendre à s'être moqués
Et d'avoir tué un pauvre innocent
Ils ont fait l'erreur de l'avoir armé
De sous estimer son âme en tourment

Et quant il aura décimé leurs rangs
Alors il pourra dans le repentir
Venir enrichir de son propre sang
La liste de tous ceux qui devront mourir

Pour qu'un crime gratuit soit enfin vengé
Et que les coupables soient enfin punis
Le chemin est long, il n'est pas pressé
Car il sait qu'au bout tout sera fini

 

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