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jeudi 22 novembre 2012

Une âme en devenir

Des relents méphitiques aux humeurs vagabondes
Prisonnier sans limites coince entre les mondes
Explorant les recoins d'une âme torturée
Restant le seul témoin de ses erreurs passées

Des plaines infinies d'un Elysée intime
Pourchassant les folies, les instants de déprime
En quête de rédemption porte vers l'avenir
Ouvert aux émotions, les laissant envahir

Ces espaces sauvages tentant d'apprivoiser
Le moindre des présages qui viendrait pavoiser
Maitriser le futur comme s'il était facile
Si le chemin est sur et la foulée agile

De pouvoir contrôler tout ce qui nous échappe
Sans jamais se lasser même lorsque ca dérape
Retrouver la maitrise de ses instincts sauvages
Même lorsqu'on lâche prise sans en subir ombrage

Savoir reprendre gout à ce qu'on a perdu
Ne jamais regretter ce que l'on aura plus
Découvrir à nouveau comment prendre plaisir
Faire éclater le beau et comme un repentir

L'exposer au dehors de l'âme tourmentée
Plus brillant que de l'or et le voir augmenter
Aux contacts de ces autres, la foule solitaire
S'incarner avec eux pour fouler cette terre

mardi 2 octobre 2012

Sous la douche

http://syl20.net/

Derrière le plexiglass d'une douche improvisée
Face aux regards qui pèsent, un peu intimidée
Dans une tenue légère qui souligne son corps
Protégée du public par ses gardes du corps

La musique rythmée cache ses tremblements
Elle n'a jamais su faire abstraction totalement
Offrant ainsi son corps de manière impudique
Elle pourtant si timide, en proie à la panique

Lascive et langoureuse entre les gouttes elle danse
Sensuelle et féline, dans une profonde transe
Fermant les yeux pour suivre, le rythme lancinant
De la musique qui fait bouger son corps troublant

Parfois elle regarde le public tout autour
Détaillant elle le sait ses merveilleux atours
Désirant la voir nue, un corps impersonnel
Elle tente de se fonder dans leur désir charnel

Ses mains parcourent sa peau, recherche de tendresse
Plus la danse se fait longue et plus descend le stress
C'est une toute autre femme qui finit sous le jet
Déesse de désir ourdissant des projets

Elle arrive à sourire la tension retombant
Quand se libère enfin son si précieux talent
Insufflant aux regards des braises enflammées
Elle devient à leurs yeux, fantasme incarné

S'oubliant sur la fin elle se donne complète
La nudité devient sa tenue à paillette
Incarnation fugace d'une femme sensuelle
Laissant à ces esprits une trace éternelle

Reprenant peu à peu son souffle elle se sèche
Sa bouche tremble alors et sous son air revêche
Satisfaite elle regarde les messieurs envoutés
Magicienne moderne aux saveurs veloutées

 

© photo Syl20 (cliquez pour aller voir son site)

vendredi 14 septembre 2012

Etrange attirance

Un peu collé-serré sur la piste de danse
Par jeu et par envie, comme une délivrance
Des corps qui s'entrecroisent avec légèreté
Des sourires qui dévoilent les frissons échangés
Sans se soucier autour, des regards insistants
Pour elles ils sont décors, piliers inexistants
Frôlements de leurs mains sous la chaleur des spots
Et les cœurs qui s'emballent, comme divin despotes

Petites touches légères, avant de se nouer
Comme si les doigts avaient secret à avouer
Presque insensiblement les corps qui se rapprochent
Leurs hanches qui se touchent, leurs esprits qui décrochent
Elles s'enlacent dans un souffle, cœurs battant la chamade
Se cherchant, se trouvant, et dans une embrassade
Elles viennent à se coller cherchant la peau de l'autre
Leur sourire lié des envies est l'apôtre

Les lumières tamisées se transforment en boudoir
Succombant l'une à l'autre comme sous un pouvoir
Elles dansent joue à joue, échange de chaleur
Se caressant le dos, de leurs doigts voyageurs
Comme par inadvertance leurs lèvres se visitent
Un instant suspendu on dirait qu'elles hésitent
S'éloignant juste un peu cherchant dans le regard
De l'autre elles devinent qu'il n'y a pas de hasard

Souriantes, elles reprennent la route des baisers
Leurs langues se mêlant au début malaisées
Prenant de l'assurance alors qu'elles palpitent
S'enflammant en silence, en gestes explicites
Se fondant l'une en l'autre parcourues de frissons
Elles s'offrent sans détour, et leurs corps polissons
Se frottent avec délice de désirs légitimes
S'éloignant enlacées vers un endroit intime

mardi 11 septembre 2012

La vie balance

La vie balance entre le bien le mal
Comme une horloge sans jamais s'arrêter
Son mouvement, se fait parfois brutal
Elle est sauvage, venant à tempêter

Puis elle s'apaise sans deviner la cause
Semblant alors n'avoir eu de fureur
Tellement parfois qu'on dirait une pause
Ce n'est qu'un masque ne faisons pas erreur

La vie nous mène vers le bas, vers le haut
Ses mouvements rappellent aux souvenirs
La balançoire de l'enfance en écho
Dont on tirait toutes sortes de plaisirs

Elle nous entraine et parfois nous enivre
Comme si le ciel était à notre portée
Parfois on chute, on se bat pour survivre
Dans un combat dont l'issue est fixée

La vie qui sonne chaque heure obstinément
Son balancier nous rappelle d'aller vite
De vivre encore le plus intensément
Avant que le rideau tombe et qu'on quitte

Elle vient rythmer tous les événements
Comme une horloge au tic-tac régulier
Semblant ralentir à certains moments
Ou bien à d'autres semblants accélérer

Une chose est sûre, sur cette balançoire
Si l'on ne pousse, elle cessera de bouger
Alors du fond de l'esprit il faut croire
Et s'accrocher pour ne jamais tomber

lundi 10 septembre 2012

Mélancolie

Dans les brouillards gris
Des jours sans soleil
Sous la fine pluie
D'une ville qui sommeille
Pris dans la tourmente
Des heures qui passent
Quand nos vies démentes
De tout nous harassent

Quand le seul rayon
Porteur de chaleur
Devient le maillon
D'une chaine de bonheur
Que l'on sent la vie
Renaitre jaillissante
Et que nos envies
Sont envahissantes

Quand telle une lueur
Au cœur de la nuit
Ou comme une fleur
Précédant un fruit
On sent cette source
De force merveilleuse
Qui d'une folle course
Dans nos vies fiévreuses

Semble saupoudrer
Le monde alentour
D'un or chaud poudré
Le long du parcours
Dans un tourbillon
Tout vient à bouger
Comme un aiguillon
Qui viendrait piquer

L'entrain revenu
Le cœur palpitant
Face à l'inconnu
On s'en va riant
Et vive la vie
Ses bonheurs fragiles
Nourrir ses envies
D'un esprit agile

mardi 4 septembre 2012

L'homme aimant

Je suis comme un aimant, j'ai deux polarités
Attirant par moment, repoussant juste après
Comme une folle boussole, mon Nord change à loisir
Pas même une camisole, forcerait à choisir

Ou l'on m'aime ou l'on me déteste
C'est ce que ressentent les gens
Avec moi pas de petits gestes
C'est ou bien tout noir ou tout blanc

Imprévisible
Manichéen
Incompatible
Sûr et certain!

Je sais pourtant être pragmatique
Je vois les nuances de gris
Ni déprimé, ni extatique
Engendrant souvent le mépris

Adepte du compromis, je sais garder ma place
Et si mon Nord me fuis, alors je me déplace
Toujours en mouvement comme l'aiguille affolée
Vivre le moment présent en toute liberté

Si vous semblez attirés
Ne posez pas de questions
C'est ainsi que je suis fait
Ressentez vos émotions

Qui sait peut être
Demain venant
De tout mon être
Vous éloignant

Nous aurons j'en ai peur
Pour notre plus grand malheur
Perdus une occasion
Pour quelle conclusion?

Je suis comme un aimant, j'ai deux polarités
Et je vis ça très bien merci de demander
La vie serait trop triste si on devait toujours
Suivre un chemin unique, je vis au jour le jour…

dimanche 5 août 2012

Elles viennent

Elles viennent lentement sur le bord
Lécher de leur salive humide
Sans répit encore et encore
Les corps des étranges sylphides

Caressant dans leur mouvement
La peau légère qui se recouvre
De frissons lents et pénétrants
Alors que leurs portes s'entrouvrent

Des baisers salés sans répit
Allant et venant en cadence
Dans un mouvement infini
Apogée comme une délivrance

Se faisant par moment mordantes
Déclenchant des cris de surprise
Laissant leurs victimes souriantes
Couverte de leur écume exquise

Elles deviennent parfois sauvages
Comme furies hurlant la vie
S'engouffrant à chaque passage
Avec de plus en plus d'envie

Quand le calme enfin les apaise
Mollement elles viennent mourir
Reposant enfin à leur aise
Comme saturée de plaisir

Leur écume comme une dentelle
Vient couvrir leurs crêtes bleutées
Qui sous le soleil étincelle
Les vagues sont d'une telle beauté

samedi 12 mai 2012

Ecrits vains

Quand je pense littérature
Je vois de grandes aventures
Des histoires qui m'ont inspiré
Des mondes où je fus aspiré

Grâce aux auteurs qui ont permis
Des heures de voyage en esprit
Et dont on oublie bien souvent
Qu'ils envoutent nos sentiments

Les mots qui décrivent un corps
On sent la plume glisser vers l'aine
Au bas du dos dans le rein beau
Là où se lovent les trésors

Viennent les descriptions exotiques
Et l'on se dit c'est beau de l'air
Sous lequel s'étale un pré vert
Quand les nuages voguent faméliques

Ils enrichissent notre essence
S'entortillant ils sont mots lierres
Nous entrainant vers la mue c'est
Un changement profond, intense

Rien ne se perd tout se transforme
Si l'on observe les mots passants
Drapés de nos reliquats mues
Chatoyantes couleurs multiformes

Inutile de se protéger
Contre eux on serait mal armé
Parce que les mots sont la vie en
Nous et qu'ils nous font vibrer

Savoir remercier les auteurs
M'ayant mené vers les hauteurs
Je suis et je reste à jamais
Un lecteur plus que passionné

mercredi 9 mai 2012

Entravée

Encorde moi fait moi sentir le goût du souffre
Sur la peau nue la corde taille son chemin
Dans les abîmes de mon esprit au fond du gouffre
Perle les gouttes de cette vie couleur carmin

Encore des mois et le temps passe en solitude
Dans les filets des heures impossibles à rêver
Le corps se plie et se fond dans une habitude
L'esprit se lasse à se laisser abandonner

En corps de moi de ces frissons contre la peau
De cette corde qui vient brûler mes certitudes
Lorsque se dresse dans les veines le drapeau
Devenir proie de ces troublantes servitudes

Encore d'émoi vient se noyer tout mon esprit
Brûlant au cœur comme la corde m'entaillant
De ses plaisirs savoureux que je sais proscrit
Inaccessibles à un être trop bien pensant

Encore de moi envie de me donner entière
Entravée par les liens dont je suis attachée
Vouloir que ce don soit réponse à ma prière
Que l'offrande de mon essence en soit sublimée

En corps d'émoi quand tes doigts viennent détacher
Me libérant mais me gardant ta prisonnière
Et la brûlure de tes baisers vient enflammer
Mon corps sans entrave et mon esprit sans barrière

mardi 10 avril 2012

Solitude

Solitude quand la nuit de sa chape de plomb
Vient couvrir tout le bruit que tu caches en ton nom
Rugissement des autres, fureurs de ces gens là
Qui ne sont qu'entourage, que décor dans tes bras
Solitude tu résonnes comme un cri dans la nuit
Tu m'habites et m'étonnes, parfois tu me meurtris
Le temps passe et pourtant tu n'es pas plus légère
Tu es à mes côtés, criant comme une mégère

Je te ressens si fort, que parfois je m'enfuis
Dans les recoins encore que tu n'as pas conquis
Au fond de mon esprit, là où dormes mes rêves
Là où je sais qu'enfin, je trouverais la trêve
Alors dans le silence de tes mugissements
Je me cacherais là, pris d'un rire dément
Tu ne me fais plus peur, je te connais trop bien
Tu es là à chaque heure, du soir jusqu'au matin

Mon âme est bien trop morne, comme la lune blafarde
Aucune lumière n'écorne, les formes que je regarde
Dans mon cœur je me noie, m'apitoie sur mon être
De mes rêves me déçois m'abreuvant de peut être
Je suis imaginaire, me heurtant à la vie
Mais je ne suis pas fou, et je sais que même si
Mes rêves sont très beaux, qu'ils sont plein d'autres âmes
La vérité bien triste, cache un bien plus grand drame

La solitude est là lorsqu'on croit qu'elle n'est plus
Elle sonne le trépas, des cohortes qu'on a vues
Lorsque vient le silence, que tombe les rideaux
On regarde en substance, et ça n'est jamais beau
Voyez autour de vous, le froid et tout ce vide
Comme dans un théâtre, une tragédie sans ride
Ils ont quittés la scène, et sous les projecteurs
On ne voit que son être, qui doucement se meurt

La solitude est là, elle ronge notre cœur
Le faisant sentir las, loin de ses belles ardeurs
Faut il pour se guérir qu'on soit conscient du fait
Que cette solitude elle nous est imputée
Nous vidons de nos mots les abords de la scène
Et de nos gestes aussi, nous nous rendons obscènes
Nous rendons compte enfin quand tout le monde n'est plus
De ce que nous avions et que l'on a perdu

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mardi 20 mars 2012

L'âme féminine

Si l'âme d'une femme pouvait être cachée
Ce serait par des voiles diaphanes et légers
Et nous n'aurions le droit pour pouvoir les charmer
Seulement qu'un par un, à les lui retirer

Il nous faudrait du temps, de la persévérance
Pour accéder enfin, après bien des errances
A son âme fragile, au sein du sein voulu
A cet espace intime à ce fruit défendu

Alors et seulement nous saurions la valeur
Que cet objet fragile comme le pistil d'une fleur
Possède et nous aurions du moins dans l'idéal
Toutes les attentions, pour ne pas faire du mal
Et pour ne pas risquer par nos manières brutales
De meurtrir violemment et pour l'éternité
L'objet que nous voulions seulement admirer
Aimer ou bien chérir, à nos manières de males

Mais au lieu  de cela l'âme est en liberté
La femme ne sait pas comment la protéger
Et l'éternel primate qui porte le nom d'homme
Au lieu de lui construire un abri fait de chaume
Se contente sans arrêt, de manière soutenue
De la meurtrir encore chaque jour un peu plus

Et l'âme si fragile finie par se briser
Tout comme la femme qui perd avec sa volonté
Et l'homme ce vainqueur qui croyait tout gagner
Se lamente et il pleure de n'avoir su garder
Cette flamme fragile et intense allumée
Tout comme l'amour dont il pensait bien se passer
Et comme juste retour, il passera tout son temps
A chercher comment faire pour lui redonner vie
Modelant de ses mains comme il la voudrait lui
Perdant toute énergie et force doucement
Il comprendra trop tard que lui seul responsable
A détruit à jamais cette âme malléable

Voilà pourquoi depuis toutes ces décennies
La femme a sur l'homme l'avantage de l'âge
Car elle ne s'épuise à tenter toute sa vie
De réparer l'erreur de son propre naufrage

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jeudi 8 mars 2012

La femme cette fleur

Il n'est de fleur plus délicate
Ni plus fragile au demeurant
Qu'on l'appelle Vénus ou Hécate
Elle insuffle à tous ses amants
Les plus fébriles des pensées
Les accès de frissons exquis
Par sa douceur ou sa beauté
Sa fougue et sa force de vie

Ses pétales aux formes diverses
Aux milles senteurs enivrantes
Quand sur elle la rosée déverse
En gouttelettes éclatantes
La multitude de ses envies
Des désirs qu'elle vient à sentir
Exploser comme bulle de folie
Qui sur sa peau vient parcourir

Les tracés des courbes lascives
De son corps tremblant et offert
Quand le regard des autres ne prive
Ce qu'on nommerait un enfer
De volupté et de délices
De cette fleur si vénéneuse
Qui maitrise les moindres malices
Affutées d'une âme audacieuse

Elle est déesse comme démone
Angélique ou bien ombrageuse
Ses colères si elle se donne
Sont aussi douces qu'elles sont précieuses
Mais gare à celui qui ne peut
La faire éclore en son jardin
Car c'est par des sillons de feu
Qu'elle se venge du malandrin

Qui la fait souffrir ou faner
Car jamais cette fleur ne laisse
Celui qui faute à peu l'aimer
Et qui trop souvent la délaisse
C'est cette fleur qui nous anime
Et qui nous offre chaque jour
Le bonheur quand elle est sublime
Des soins qui la comblent d'amour

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mercredi 4 janvier 2012

Se laisser à l'abandon

Elle a tant attendu, ce beau prince charmant
Tout espéré déjà, imaginé les contes
Que l'on raconte le soir alors qu'en s'endormant
La petite fille se crée dans ce qu'on lui raconte

Tant de fois elle a cru qu'elle l'avait rencontré
Parfois de tout son être emplie de certitude
Pour finalement se dire qu'elle avait échoué
Quand le retour sur terre se faisait bien trop rude

Mais aujourd'hui enfin elle sait au fond du cœur
Que le prince charmant n'existe que dans les rêves
Mais qu'en chacun des hommes qui peuple son bonheur
Elle peut le retrouver par petites touches brèves

Elle n'a plus l'illusion d'un prince qui viendrait
Cueillir sur son cheval la fleur de son essence
Mais elle veut profiter des jours et des années
Où certains vont venir lui attiser les sens

Dans la lumière chaude de la fin de journée
Ayant choisie pour lui une lingerie fine
Elle se fait désirable, elle se fait désirer
Elle se fait ondulante, féminine et mutine

Prenant son éventail elle fait danser le vent
Dérangeant ses cheveux très sensuellement
Elle cache ses délices alors que s'effeuillant
Pour le regard gourmand de son prince charmant

Elle laisse l'émotion prendre corps dans ses gestes
La transformer un peu, pureté du plaisir
Il la regarde assis, la dévorant du reste
D'un regard enflammé tout empli de désir

La beauté angélique d'une femme insufflant
Dans son corps la puissance de son esprit brûlant
Le mélange de son âme dans son corps étonnant
Cette Eve est élixir pour le moins détonnant

S'abandonner ainsi au regard de l'aimé
Le soleil sur la peau donnant un ton cuivré
A ce cadeau du ciel qu'on vient à lui donner
Le laisser posséder un instant tout entier

Lentement elle délivre avec parcimonie
Les morceaux les plus doux de son corps angélique
Tentant de mettre en lui un soupçon de folie
Elle le voudrait s'embrasant d'un feu diabolique

Ne pouvant contenir ses gestes et la prenant
Dans ses bras d'une rage à l'image de l'envie
Qu'elle sait l'habiter dans son être chaque instant
Et qu'elle veut voir ce jour comme une preuve de vie

Alors quand il se lève regardant les délices
Qu'elle lui laisse enfin voir elle sait qu'il est à elle
Lui souriant enfin elle est pleine de malice
La vie pétille entre eux, de divines étincelles

 

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dimanche 1 janvier 2012

Viens avec moi

Viens donne moi la main,
Demain sera un jour nouveau
L'occasion jamais ne revient
De vivre des instants si beaux

Je ne voudrais pas ce matin
Partir sans regard en arrière
Ton odeur encore sur mes mains
Ta chaleur encore sur mes lèvres

Viens accroche toi à mon cou
Et laisse toi rejoindre le ciel
Là haut le monde parait si fou
Nous serons bien loin de son fiel

Regarde comme la terre est jolie
On pourrait presque imaginer
Qu'elle tournera à l'infinie
Mais tu le sais ça n'est pas vrai

Viens avec moi que l'on s'éloigne
De cette folie sortie de l'homme
Avant qu'elle vienne et nous gagne
S'ajouter nous deux à la somme

De l'humanité toute entière
Qui a perdu ses vraies valeurs
L'amour, la vie sur notre terre
Vendus aux marchands de malheur

Depuis des siècles on te fait croire
Que la vie c'est comme dans les livres
Un mari, des gosses et avoir
L'argent pour acheter des vivres

Mais la vie c'est plus compliqué
Et ton cœur te l'as déjà dit
Tu n'es pas faite pour n'aimer
Qu'un seul homme dans toute une vie

Alors viens et tu rejoindras
Ceux qui ont compris que la vie
D'un seul amour ne suffit pas
Mais de tout amour se nourrit

Approche tes lèvres de ma bouche
Laisse mon souffle emplir tes poumons
Viens t'en t'allonger sur ma couche
Et ressentir ces émotions

Que tu as souvent refusé
Et qui t'ont marquées au fer rouge
Vient les vivre et les partager
Enfin je sens tes mains qui bougent

Laissons-nous porter par l'envie
La passion nous anime entier
De désir laissons nous aussi
Dans des baisers nous entrainer

 

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lundi 21 novembre 2011

La vague de l’inspiration

Muse et musique, sensuelle et lyrique
Dans la chaude passion elle nous rend amnésique
L'inspiration qui vient, qui s'engouffre en nos âmes
Laisse par son reflux, un désert plein de larmes
Constructrice au départ, elle nous aide à bâtir
Mais au moindre retard, il faudra reconstruire
Tout ce qu'elle détruira, sans aucune raison
Car c'est comme ça que marche la folle inspiration

Viendra une autre vague qui recommencera
Chaque fois dans un mouvement, une continuité
De nouveau sous le joug, avec force elle sera
La source de tous les mots, de toutes les beautés
Comme la lune sous le ciel, elle éclaire oh magie
Les mots qui se répandent sur la feuille blanchie
Qui viennent former les vers se posant seuls ou presque
Que l'on regarde de loin magnifiques arabesques

S'en nourrir jusqu'à ce que le corps en soit repu
Jusqu'à ce que l'âme aussi, elle n'en puisse plus
Que submergé par tant de force et de violence
Nous soyons inconscients de la divine chance
De connaitre ce flot, cet entrain merveilleux
Puis lorsqu'il partira, ne laissant dans nos yeux
Que les larmes qui coulent d'avoir tant eu de perte
Que les mots se retirent plus rien n'est à la fête

C'est là qu'au petit jour, le froid devient mordant
Plus rien n'étant magique dans l'air gris et piquant
On ne voit dans la vie plus rien de poétique
Juste une nature hostile, qui nous envoie ses piques
Bien sûr et c'est ainsi la meilleure des choses
Viendra une autre vague qui ramènera la prose
Mais combien de douleurs, de pertes et déception
Combien de souvenirs et dures frustrations

Pour quelques mots écrits lorsqu'une vague sera là
Sincèrement croyez-vous qu'on mérite tout cela?
Faut-il pour bien toucher être soi-même écorché
N'y a-t-il pas ma foi des gens bien protégés
Qui savent éviter que les vagues en reflux
N'entrainent dans la mer nous laissant presque nus
Tout ce que nous avons avec le cœur et l'âme
Construit et maintenu, attisé comme la flamme

Existe-t-il une digue ou un cloisonnement
Dans lequel on s'abrite, d'où l'on peut aisément
Continuer sans fin à puiser dans ces vagues
Sans subir à la fin comme le coup d'une dague
Les violences inouïes qu'elles nous font subir
La perte des repères, et même des plaisirs
Nous laissant pantelant attendant la prochaine
Qui sera on l'espère la dernière, et la sienne

Car il doit exister une vague pour chacun
Une qui ne quitte pas le rivage à la fin
Une qui vient et s'installe offrant tous ses bienfaits
Rendant à notre esprit l'abondance des idées
Qui sera près de nous, nous accompagnera
Nous rendra fort et fier, et qui nous guidera
Qui deviendra enfin, part de notre paysage
Qui s'échouant ici, finira son voyage

jeudi 10 novembre 2011

Burlesque

Femme de spectacle, de cabaret
Femme d'apparat et de ballet
Toutes les nuits sur cette scène
Pour mes clients je me démène
Attention il est interdit
D'approcher de moi c'est écrit
On touche du regard seulement
Mais ça on le peut entièrement

Derrière les voiles sur ma peau
Que je quitte comme des oripeaux
Faisant durer cet effeuillage
Parfois coquine et parfois sage
Je prends mon temps avec passion
Je fais monter l'excitation
Je veux voir dans vos yeux brûlants
L'envie de mon corps ondulant

Regardez-moi, je me caresse
Mes mains qui glissent sur mes fesses
Vous ne pouvez qu'imaginer
Ma peau est si douce au toucher
Je quitte mes bas en douceur
Je veux instaurer la chaleur
Dans vos bas ventres, chers messieurs
Je veux vous en mettre plein les yeux

La musique se fait sensuelle
Ma nudité n'est que partielle
Pourtant certains n'en peuvent plus
Ils ne verront pas mon corps nu
Impossible pour eux de tenir
La force trop violente du plaisir
Sourire accroché à mes lèvres
Vos corps enfiévrés de vos rêves

Ce soir encore j'ai réussie
Ce désir en vous qui a pris
Satisfaite je pars en coulisse
Un peignoir d'une soie si lisse
Vient couvrir mon corps dénudé
Préserver ma timidité
Je suis terriblement pudique
Chaque soir je sens la panique

Mais une fois sous les projecteurs
Au public j'offre du bonheur
Je sens palpiter en mon corps
Le plus pétillant des trésors
Je me sens féminine et belle
Douce, plantureuse et sensuelle
Ce n'est qu'une fois rideau tombé
Que dans ma loge je vais pleurer

 

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jeudi 6 octobre 2011

Piste de danse

Enivrée, enivrante sur la piste de danse
Sous les spots anarchiques lascive elle se déhanche
Dans les lumières crues ses blessures elle panse
Se sentant désirée par des regards qui flanchent

Elle ondule sur le son, souriant de plaisir
Son corps est un appel mais son esprit lucide
Simplement elle voudrait en elle ressentir
L'affolement qu'elle déclenche et qui la rende humide

Elle repousse gentiment ceux qui ne savent plus
Pris par l'ivresse comment séduire avec douceur
Pour d'autres elle voudrait bien se mettre un peu à nue
Se frottant à leur corps en quête de chaleur

Un peu d'elle parfois s'envole dans le bruit
Des soupirs quand s'enfuit les corps qu'elle désire
Elle est telle une mangue, juteuse comme le fruit
Voulant qu'on la regarde et peut être l'admire

Et la nuit palpitante laisse la place au jour
Des couples sont partis dans la chaude soirée
Elle toujours sensuelle ne voit que des vautours
Qui ne voit que son corps et se sentent envoutés

Son envie de séduire ne peut se satisfaire
De ces hommes avinés qui n'imaginent pas
Que son seul désir est de voir qu'elle peut plaire
Et surtout de gagner une confiance en soi

Mais si la solitude lui pèse chaque instant
Peut être au petit jour laissera t'elle alors
Une main baladeuse sur elle l'acceptant
Lui faire sentir l'envie et plonger en son corps

Pour se sentir vivante, femme et un peu aimée
Tant pis pour la confiance et pour l'admiration
Elle est femme après tout, et même si pas comblée
Se laissera emporter par l'imagination

Faisant l'amour alors à ceux qu'elle n'a pas eus
Qui ont fait réagir son corps avec puissance
Ces hommes que peut être elle n'aura jamais plus
Qui ont peuplés ce soir son âme et son essence

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jeudi 22 septembre 2011

Nature

L'or des feuilles qui tombent à l'aube de l'hiver

Une nature qui commence à perdre tout son vert

Et le cœur de la vie qui ralenti son rythme

Pour sombrer d'un sommeil en attendant que l'hymne

Du renouveau explose dans un flot de couleurs

Ramenant avec lui toutes sortes de bonheurs

 

En attendant ce jour, la tristesse s'empare

Annonçant par la même l'heure du grand départ

De ces derniers beaux jours, qui s'échappent doucement

Et qui vont laisser place à de tristes moments

Vient là hiver de froid, de silence et de deuil

Je n'ai plus peur de toi, je t'attends sur le seuil

Je ne suis plus l'enfant qui pleurait de te voir

Je te connais maintenant, ça tu peux bien me croire

 

Je sais que de ta main tu endors et tu tues

Mais je sais que demain, sous la lumière crue

Quand viendra l'aube encore d'une saison de promesses

La vie s'en reviendra dans une immense liesse

Nous sommes un peu nous-même petit monde intérieur

Possédant nos saisons, et nos diverses humeurs

Lorsqu'arrive l'hiver il ne faut pas pleurer

Car si une chose est sure si on peut le parier

C'est qu'après tout hiver, le printemps de ses cendres

Réapparait encore, et il viendra défendre

Cette renaissance en nous qui sera bien plus belle

Parce qu'elle apportera à nouveau ce doux sel

Qui fait que la vie vaut la peine d'être vécu

Et que chaque nouvelle saison a un début

Qu'il faut savoir aimé avant que le destin

Ne vienne signifier lorsqu'arrive la fin

 

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lundi 19 septembre 2011

Les mots sont mes compagnons

Les mots sont mes compagnons
Ils sont la source de mes frissons
Ils sont la force de mes passions
Ils sont mon essence ma potion

Qu'ils soient gourmands ou bien coquin
Polissons, tendres ou enfantins
Ils portent en eux comme un écrin
Les sentiments les plus certains

Ils nous transportent nous font rêver
Ils sont ciment de nos palais
L'essence de nos âmes tourmentées
Notre univers particulier

Pour chaque mot chacun de nous
Comme on le ferait d'un bijou
Le protège de tous ces voyous
N'y voit jamais un seul tabou

Car les mots offrent tant de plaisir
Ils sont aussi source de  désir
D'eux l'on peut faire parfois jaillir
Une force telle, qu'on veut offrir

Moi j'aime les mots ils m'accompagnent
Ils sont mes plus douces compagnes
Comme les bulles du champagne
Ils sont ma force et ils me soignent

Ils sont mon phare quand la nuit tombe
Parfois ils font l'effet d'une bombe
Mais avec eux point d'hécatombe
Ils donnent la paix douces colombes

Quant à la sensualité
La douceur des mots comme baisers
Ils se partagent intimité
Dans des moments tendres et feutrés

Les mots sont uniques à mes yeux
Sont uniques aussi pour moi ceux
Avec qui on rêve on s'émeut
A qui l'on fait de doux aveux

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samedi 10 septembre 2011

Feministude

Sur ses talons aiguille elle semble dominer
Les passants qui l'entourent et viennent la croiser
Ses jambes galbées sont mises dans un écrin de noir
Et sa démarche sûre résonne quand tombe le soir
Elle traverse la ville, faisant fi des regards
Combien de fois déjà elle a piqué un fard
Quand elle se fait siffler ou bien même accoster
Par des hommes sans gêne qui cherchent à la toucher

Ses jupes sont étroites, mais jamais échancrées
Ses mains parfois se trouvent élégamment gantées
Elle est comme l'archétype de la féminité
Et pour certains elle est une proie désignée
Combien de fois déjà dans les rues silencieuses
Pour défendre son corps de menaces sérieuses
S'est elle sentie forcée de mettre en pratique
Ses talents pour que cesse tentatives impudiques

Un sifflet dans son dos, elle ne se retourne pas
Tant de fois on l'insulte, l'attire vers le bas
Elle marche le dos droit, et la tête levée
Fière de son corps exquis et finement ondulé
Que lui reproche-t-on d'être simplement femme
Est ce bien reprochable? Non et c'est là le drame
Mais le monde a changé, et les instincts primaires
Semblent être chaque jour un peu moins secondaires

Elle pense à toutes ces femmes ne sachant se défendre
Ces hommes odieux à qui elle voudrait monnaie rendre
Des années de combats depuis quelques années
Se sont envolés comme si partis en fumée
On avait oublié que les femmes sont des hommes
Qu'il faudrait les traiter de préférence comme
Cesser de les réduire à des objets plaisirs
Reconnaitre plutôt tous leurs moindres désirs

Souriant elle arrive au pied de son chez elle
Imaginant qu'il faille pour créer l'étincelle
Faire vivre à tous ces hommes quelques jours dans la peau
D'une femme et subir des autres mâles les assauts
Peut être comprendraient ils combien c'est douloureux
De se sentir morceau de chair pour des vicieux
Puis refermant la porte elle quitte ses talons
Retire ses vêtements pour aller au salon

Indécente tenue pour s'asseoir dans la nuit
Elle sent que son désir comme un phare qui luit
Habite tout son corps elle aime les séduire
Ces hommes si prévisibles qu'on peut bien les conduire
Par quelques artifices à se faire guider
Avec subtilité, par le bout de leur nez
Souriant elle promène ses mains sur ses dessous
Aucun homme ce soir, c'est elle seule qui joue

 

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