mardi 7 août 2012

Stephenie Meyers - Twilight Tome 1 - Fascination

Premier tome de la saga portée à l'écran depuis dans une série de 5 films (dont un à venir) Twilight est une histoire fascinante à plusieurs titres.
Mélange de nombreuses recettes à succès, ce roman est un pur produit marketing qui a rencontré une résonnance incroyable dans le cœur de nombreuses lectrices et lecteurs.

Lorsque Bella décide de revenir vivre chez son père dans la petite ville de Forks pour suivre ses études, elle n'imagine pas que cette petite ville et son environnement vont devenir pour elle une plongée dans un monde qu'elle ne connait et n'imaginait pas.
Ce qui pour elle devait être un nouveau départ dans sa vie va se transformer en une aventure amoureuse et fantastique qui va la mener au-delà de tout ce que le monde réel représentait pour elle.

Ce roman est clairement une histoire d'amour dans un monde de magie, de créatures étranges et de valeurs. On ne peut pas le lire sans en sentir la doucereuse saveur, on aime ou on n'aime pas, mais si on passe outre ses préjugés on finit par se laisser prendre au jeu.
Bien sûr les relations des personnages sont du niveau de l'héroïne principale, c'est une adolescente qui voit le monde tel qu'elle se le représente, et qui va apprendre que les limites sont plus flous et plus changeantes qu'elle n'en avait conscience.

Bien écrit, avec simplicité et sans artifices, le roman se lit vite, il arrive à nous faire oublier l'extrême simplicité des relations décrites, par la richesse de l'univers déployé autour de cette ville. Différents mythes et légendes sont mélangés avec astuce et intelligence afin de rendre les choses à la fois crédibles et propices à une intrigue plus complexe que ne le laisse penser le roman au premier abord.
Qu'on ne s'y trompe pas, tout comme la série des Harry Potter, c'est justement cette simplicité des thèmes et ce mélange fascinant de fantastique et de romantisme qui font que l'on accepte de se laisser transporter et de suivre les aventures de cette jeune femme dont l'innocence va voler en éclat en découvrant le monde qui l'entoure.

lundi 6 août 2012

Romain Sardou - Délivrez-nous du mal

Dans le Quercy, un enfant est enlevé par des hommes en noir venus de nulle part. Le père Aba se lance à leur poursuite sans savoir dans quoi il se lance.
Pendant ce temps à Rome l'enquêteur Bénédict Gui se voit confié la mission de retrouver un jeune homme employé au service du pape disparu dans des circonstances étranges.

Thriller médiéval de haut vol, ce roman palpitant nous entraine à la suite de deux hommes qui ne se connaissent pas et qui vont se retrouver pris dans une enquête qui va les mener dans les méandres de la folie des hommes.
Dans un monde où l'Eglise se trouve à l'apogée de son pouvoir, ils vont découvrir des choses qu'ils n'auraient jamais dû savoir.

Une histoire bien écrite, rythmée et qui sous couvert de complot offre une approche à la fois très sombre et pourtant très plausible des travers de ceux qui possèdent du pouvoir.
Romain Sardou offre une histoire très agréable, aux rebondissements multiples et qui arrive à surprendre par moments.
Un très bon roman dans un contexte historique fort bien décrit et documenté.

dimanche 5 août 2012

Elles viennent

Elles viennent lentement sur le bord
Lécher de leur salive humide
Sans répit encore et encore
Les corps des étranges sylphides

Caressant dans leur mouvement
La peau légère qui se recouvre
De frissons lents et pénétrants
Alors que leurs portes s'entrouvrent

Des baisers salés sans répit
Allant et venant en cadence
Dans un mouvement infini
Apogée comme une délivrance

Se faisant par moment mordantes
Déclenchant des cris de surprise
Laissant leurs victimes souriantes
Couverte de leur écume exquise

Elles deviennent parfois sauvages
Comme furies hurlant la vie
S'engouffrant à chaque passage
Avec de plus en plus d'envie

Quand le calme enfin les apaise
Mollement elles viennent mourir
Reposant enfin à leur aise
Comme saturée de plaisir

Leur écume comme une dentelle
Vient couvrir leurs crêtes bleutées
Qui sous le soleil étincelle
Les vagues sont d'une telle beauté

samedi 4 août 2012

Stephen KING - Misery

Un écrivain célèbre victime d'un accident de la route se retrouve pris en charge par une infirmière qui décide de l'installer chez elle pour le soigner.
Il s'avère rapidement que celle-ci est une fan absolue des romans de l'auteur, mais qu'elle n'a pas accepté le fait qu'il décide de faire mourir l'héroïne principale d'une série de romans.
Elle décide donc de le séquestrer pour qu'il écrive la suite et fasse revenir à la vie Misery...

L'un des très grands classiques de Stephen KING, adapté au cinéma, il est l'essence même de ce qui caractérise un huit clos. Un personnage qui se retrouve enfermé physiquement et psychologiquement, un seul lieu tout au long de l'histoire qui s'agrandit lorsque le héros peut enfin explorer un peu son environnement.
A de nombreux moments on sent la tension qui s'installe et qui électrise certaines scènes. On se prend même parfois à vouloir encourager le personnage dans ses tentatives pour prendre le contrôle sur la situation.

Ce roman n'est pas innocent, de nombreux sévices sont extrêmement violents et Stephen KING arrive parfaitement à en faire ressentir le malaise et l'horreur.
On ne sort pas indemne de Misery, on y laisse forcément des plumes et c'est ce qui en fait probablement l'un des tout meilleurs roman de Stephen KING.
A lire avec délectation même si on a déjà vu le film car la plume de l'auteur offre une vision parfois plus forte encore que ce que peuvent donner les images.

samedi 2 juin 2012

Jack Kerouak - Sur la route : Le rouleau original

Souvent considéré comme une œuvre majeure, "Sur la route" parue en 1957 était une version retravaillée, remaniée par l'auteur pour pouvoir être édité.
Ce qui n'était pas prévisible c'est que la version originale existait encore, et sa réapparition en 2001 a permis que soit retrouvé le "rouleau" d'origine que Kerouak écrivit en trois mois d'intense écriture en 1951.
Rouleau car il créa une forme particulière de support en collant feuilles les unes aux autres pour représenter cette route qu'il nous propose de prendre avec lui.

Œuvre à la fois étonnante de force, d'intensité, et de poésie, "Sur la route" est une traversée des Etats Unis, une sorte de route initiatique suivie par l'auteur et qui nous est offerte au travers de son regard si particulier.
On se prend à découvrir un monde et des sensations que l'écriture semble pouvoir nous faire ressentir. Cette version nous redonne les noms et lieux que les éditions suivantes avaient changés pour des raisons probablement évidentes à l'époque.
On partage plus qu'un récit de voyage avec ce livre, on partage une vision de la vie, on partage une époque aussi pour qui ne l'a pas connue. On découvre un univers par le regard affolé d'un homme qui semble vouloir nous le partager avec l'urgence propre à qui veut partager ce qu'il ressent avant d'en perdre la moindre parcelle.

Inconnu lors de la découverte du livre, ce témoignage à la fois roman, et pourtant peu romanesque dépeint tellement le monde tel que Kerouak l'a vécu et ressenti qu'on en vient à imaginer connaitre cet homme et pouvoir le comprendre.
Un livre aussi speed qu'il est violent, aussi fou qu'il est insouciant, une expérience autant qu'une aventure, un livre qui se lit à la vitesse d'une voiture élancée sur les grandes routes Américaines.

samedi 12 mai 2012

Ecrits vains

Quand je pense littérature
Je vois de grandes aventures
Des histoires qui m'ont inspiré
Des mondes où je fus aspiré

Grâce aux auteurs qui ont permis
Des heures de voyage en esprit
Et dont on oublie bien souvent
Qu'ils envoutent nos sentiments

Les mots qui décrivent un corps
On sent la plume glisser vers l'aine
Au bas du dos dans le rein beau
Là où se lovent les trésors

Viennent les descriptions exotiques
Et l'on se dit c'est beau de l'air
Sous lequel s'étale un pré vert
Quand les nuages voguent faméliques

Ils enrichissent notre essence
S'entortillant ils sont mots lierres
Nous entrainant vers la mue c'est
Un changement profond, intense

Rien ne se perd tout se transforme
Si l'on observe les mots passants
Drapés de nos reliquats mues
Chatoyantes couleurs multiformes

Inutile de se protéger
Contre eux on serait mal armé
Parce que les mots sont la vie en
Nous et qu'ils nous font vibrer

Savoir remercier les auteurs
M'ayant mené vers les hauteurs
Je suis et je reste à jamais
Un lecteur plus que passionné

mercredi 9 mai 2012

Entravée

Encorde moi fait moi sentir le goût du souffre
Sur la peau nue la corde taille son chemin
Dans les abîmes de mon esprit au fond du gouffre
Perle les gouttes de cette vie couleur carmin

Encore des mois et le temps passe en solitude
Dans les filets des heures impossibles à rêver
Le corps se plie et se fond dans une habitude
L'esprit se lasse à se laisser abandonner

En corps de moi de ces frissons contre la peau
De cette corde qui vient brûler mes certitudes
Lorsque se dresse dans les veines le drapeau
Devenir proie de ces troublantes servitudes

Encore d'émoi vient se noyer tout mon esprit
Brûlant au cœur comme la corde m'entaillant
De ses plaisirs savoureux que je sais proscrit
Inaccessibles à un être trop bien pensant

Encore de moi envie de me donner entière
Entravée par les liens dont je suis attachée
Vouloir que ce don soit réponse à ma prière
Que l'offrande de mon essence en soit sublimée

En corps d'émoi quand tes doigts viennent détacher
Me libérant mais me gardant ta prisonnière
Et la brûlure de tes baisers vient enflammer
Mon corps sans entrave et mon esprit sans barrière