dimanche 16 septembre 2012

J.L. Fournier - J'irai pas en enfer

Le petit Jean-Louis, comme beaucoup d'enfant de sa génération est issu d'une famille très croyante, et il suit l'enseignement dans une école catholique.
Malgré sa peur très forte de rôtir en enfer à cause de ses nombreux péchés, il ne peut s'empêcher d'être avant tout un enfant, un peu turbulent mais surtout vivant, terriblement vivant.

Un petit livre qui se lit vite, comme une petite gourmandise, on se laisse entrainer dans l'époque traversée par ce petit Jean-Louis. On ne peut que sourire souvent à tout ce qu'il décrit.
Sa plume rend parfaitement bien les contradictions de l'enfance, on a souvent l'impression troublante de s'incarner dans ce petit garçon, troublé par ce qu'on lui apprend à la fois dans une famille très religieuse et à l'école, et qui découvre la vie avec son regard tout à la fois innocent et tellement lucide.
Certains passages sont absolument délicieux comme le sort réservé à une statue de la sainte vierge dont il estime qu'on devrait punir celui qui l'a représenté ainsi mais je ne vous dirais pas ce qui arrive à cette pauvre statue pour ne pas vous gâcher la lecture.

Un très bon moment en compagnie d'un auteur que je ne connaissais pas et qui a une plume légère et très plaisante. Par moment on pourrait presque faire des parallèles avec d'autres romans sur l'enfance comme le petit Nicolas, surtout dans le fait que ce petit Jean-Louis est d'une extraordinaire intelligence et semble comprendre sans s'en rendre compte beaucoup de choses.
Vraiment un petit livre qui est parfait pour passer une bonne après-midi ou pour bronzer tranquillement sur la plage.

vendredi 14 septembre 2012

Etrange attirance

Un peu collé-serré sur la piste de danse
Par jeu et par envie, comme une délivrance
Des corps qui s'entrecroisent avec légèreté
Des sourires qui dévoilent les frissons échangés
Sans se soucier autour, des regards insistants
Pour elles ils sont décors, piliers inexistants
Frôlements de leurs mains sous la chaleur des spots
Et les cœurs qui s'emballent, comme divin despotes

Petites touches légères, avant de se nouer
Comme si les doigts avaient secret à avouer
Presque insensiblement les corps qui se rapprochent
Leurs hanches qui se touchent, leurs esprits qui décrochent
Elles s'enlacent dans un souffle, cœurs battant la chamade
Se cherchant, se trouvant, et dans une embrassade
Elles viennent à se coller cherchant la peau de l'autre
Leur sourire lié des envies est l'apôtre

Les lumières tamisées se transforment en boudoir
Succombant l'une à l'autre comme sous un pouvoir
Elles dansent joue à joue, échange de chaleur
Se caressant le dos, de leurs doigts voyageurs
Comme par inadvertance leurs lèvres se visitent
Un instant suspendu on dirait qu'elles hésitent
S'éloignant juste un peu cherchant dans le regard
De l'autre elles devinent qu'il n'y a pas de hasard

Souriantes, elles reprennent la route des baisers
Leurs langues se mêlant au début malaisées
Prenant de l'assurance alors qu'elles palpitent
S'enflammant en silence, en gestes explicites
Se fondant l'une en l'autre parcourues de frissons
Elles s'offrent sans détour, et leurs corps polissons
Se frottent avec délice de désirs légitimes
S'éloignant enlacées vers un endroit intime

mardi 11 septembre 2012

Le planking

C’est lorsqu’on pense avoir atteint le fond du trou qu’on découvre que non ma bonne dame, regardez mieux d’autres ont creusés encore plus profond… Lorsque je vous dis ça je pense aussi aux modes et aux jeux que le net aura créés ou bien rendus plus facile d’accès ces dernières années. Alors qu’on pensait avoir tout vu on découvre toujours une nouvelle folie, une démence, que sais-je. Et celle dont je voudrais vous parler aujourd’hui est dans la catégorie des "totalement inutile, donc rigoureusement indispensable" il s'agit du planking.

Qu'est-ce que le planking? Prenez un individu normal, pourvu des appendices classiques, allongez le de préférence en équilibre ou dans des endroits insolites, faites lui faire la planche renversée, visage vers le sol et bras le long du corps et immortalisez l'action pour obtenir un cliché de planking.

On imagine aisément maintenant une fois ceci posé tous les éventuels dérivés que l'on peut tirer de pareil jeu, que ce soit le faire dans des endroits de plus en plus insolites, voir interdits, ou de réussir les plus belles photos. On le voit il ne faut pas grand-chose pour pouvoir pratiquer ce petit jeu, un appareil photo et une idée et vous voilà rentré dans la grande famille des plankers.

Si je vous en parle c'est pour vous éviter de vous retrouver abasourdi si un jour vous tombez nez à nez avec un planker en action, et puis pour vous montrer quelques clichés de cette activité. Mais surtout parce que ce loisir comme les hugs party est sans danger (si on évite de faire un planking au bord d'un toit ou d'un ravin…) et plutôt bon enfant. Il est à noter que la première victime de cette pratique a été recensée en Australie où un jeune homme a fait une chute de 17 étages depuis sa balustrade. Ce qui a eu pour effet de faire encore plus parler du planking au détriment des messages de sécurité pour éviter les tentatives trop risquées.

Ce qui est sidérant c'est de voir comment l'esprit humain est capable d'inventer des choses pareilles, qui a pu avoir l'idée au départ de faire ça et de lui donner un nom ainsi qu'une série de règles et codes afin d'en promouvoir la pratique. Et surtout il a fallu que d'autres personnes se retrouvent dans cette histoire et décident de le pratiquer et de le partager afin que ça devienne un phénomène mondial ce qui n'était pas prévisible au départ je pense. Et ce qui n'aura surement été qu'une vaste blague étudiante ou entre amis au départ est devenu un mouvement international ayant même ses propres sites, forums et autre pour partager cette pratique.

Pour terminer je ne résiste pas au plaisir de vous partager quelques photos de ces gentils allumés afin que vous puissiez vous rendre compte par vous-même. Et bien sûr comme toujours si vous-même pratiquez, n'hésitez pas à venir partager vos clichés sur le forum ^_^





Quelques liens pour terminer:
http://plankinglove.fr/
http://www.facebook.com/plankingfrance
http://www.facebook.com/OfficialPlanking
http://www.planking.me/

La vie balance

La vie balance entre le bien le mal
Comme une horloge sans jamais s'arrêter
Son mouvement, se fait parfois brutal
Elle est sauvage, venant à tempêter

Puis elle s'apaise sans deviner la cause
Semblant alors n'avoir eu de fureur
Tellement parfois qu'on dirait une pause
Ce n'est qu'un masque ne faisons pas erreur

La vie nous mène vers le bas, vers le haut
Ses mouvements rappellent aux souvenirs
La balançoire de l'enfance en écho
Dont on tirait toutes sortes de plaisirs

Elle nous entraine et parfois nous enivre
Comme si le ciel était à notre portée
Parfois on chute, on se bat pour survivre
Dans un combat dont l'issue est fixée

La vie qui sonne chaque heure obstinément
Son balancier nous rappelle d'aller vite
De vivre encore le plus intensément
Avant que le rideau tombe et qu'on quitte

Elle vient rythmer tous les événements
Comme une horloge au tic-tac régulier
Semblant ralentir à certains moments
Ou bien à d'autres semblants accélérer

Une chose est sûre, sur cette balançoire
Si l'on ne pousse, elle cessera de bouger
Alors du fond de l'esprit il faut croire
Et s'accrocher pour ne jamais tomber

lundi 10 septembre 2012

Gérard de Cortanze - La belle endormie

Que se passe-t-il lorsqu'un écrivain décide d'enquêter sur sa propre famille, remontant dans les archives de son histoire et découvrant un étrange document signé de la part d'une non moins étrange ancêtre.
Suivant le chemin tracé par ce texte l'écrivain va se retrouver dans une bâtisse familiale ayant depuis longtemps quitté le giron de cette ancestrale famille pour y découvrir un secret dérangeant.
Son ancêtre serait-elle ce fantôme qu'on dit hanter les murs de ce château et faire vivre des situations toutes plus sensuelles les unes que les autres à ceux qu'elle croise?
Et est-ce vrai qu'elle participe à ces ébats prenant forme humaine quand elle apprécie les situations qui se profilent?

Si ce roman court n'est pas un modèle de littérature on peut lui reconnaitre plusieurs points positifs. Un certain travail dans le détail ainsi que d'avoir su transcrire l'obsession dans une quête de vérité, d'une vérité...
Roman que l'on peut qualifier d'érotique il aborde quelques étreintes de manière assez explicites, même si là encore il reste malgré tout très conventionnel à la fois dans l'écriture et les thèmes abordés ou traités.
Je ne dirais pas que ce roman mérite une place dans chaque bibliothèque, c'est un roman court qui se lit vite et qui est une sorte de petit moment de détente sans prétention.

Mélancolie

Dans les brouillards gris
Des jours sans soleil
Sous la fine pluie
D'une ville qui sommeille
Pris dans la tourmente
Des heures qui passent
Quand nos vies démentes
De tout nous harassent

Quand le seul rayon
Porteur de chaleur
Devient le maillon
D'une chaine de bonheur
Que l'on sent la vie
Renaitre jaillissante
Et que nos envies
Sont envahissantes

Quand telle une lueur
Au cœur de la nuit
Ou comme une fleur
Précédant un fruit
On sent cette source
De force merveilleuse
Qui d'une folle course
Dans nos vies fiévreuses

Semble saupoudrer
Le monde alentour
D'un or chaud poudré
Le long du parcours
Dans un tourbillon
Tout vient à bouger
Comme un aiguillon
Qui viendrait piquer

L'entrain revenu
Le cœur palpitant
Face à l'inconnu
On s'en va riant
Et vive la vie
Ses bonheurs fragiles
Nourrir ses envies
D'un esprit agile

mardi 4 septembre 2012

L'homme aimant

Je suis comme un aimant, j'ai deux polarités
Attirant par moment, repoussant juste après
Comme une folle boussole, mon Nord change à loisir
Pas même une camisole, forcerait à choisir

Ou l'on m'aime ou l'on me déteste
C'est ce que ressentent les gens
Avec moi pas de petits gestes
C'est ou bien tout noir ou tout blanc

Imprévisible
Manichéen
Incompatible
Sûr et certain!

Je sais pourtant être pragmatique
Je vois les nuances de gris
Ni déprimé, ni extatique
Engendrant souvent le mépris

Adepte du compromis, je sais garder ma place
Et si mon Nord me fuis, alors je me déplace
Toujours en mouvement comme l'aiguille affolée
Vivre le moment présent en toute liberté

Si vous semblez attirés
Ne posez pas de questions
C'est ainsi que je suis fait
Ressentez vos émotions

Qui sait peut être
Demain venant
De tout mon être
Vous éloignant

Nous aurons j'en ai peur
Pour notre plus grand malheur
Perdus une occasion
Pour quelle conclusion?

Je suis comme un aimant, j'ai deux polarités
Et je vis ça très bien merci de demander
La vie serait trop triste si on devait toujours
Suivre un chemin unique, je vis au jour le jour…